Le patrimoine de Bohars

 

 

L'église Saint-Pierre-aux-Liens

L’Eglise Saint-Pierre-aux-Liens (1904)

 

Elle est dédiée à Notre Dame et a comme patron Saint-Pierre-ès-Liens.
Ce fût d’abord une chapelle bâtie sur les terres du seigneur DE COATJUNVAL. Son clocher fût édifié en 1699.

 

L’ancienne église qui datait de 1558 fut jugée trop petite pour continuer à accueillir les paroissiens, elle a donc connu plusieurs transformations :

  • En 1835, la chapelle est agrandie et devient une église
  • En 1904, l’église est entièrement abattue. Elle est remplacée par une église plus grande de style ogival primitif
  • En 1950, suite aux bombardements de la Guerre, elle est reconstruite.
  • En 2010, le clocher fait l’objet d’une importante remise en état

 


 

L chapelle de Loguillo

La Chapelle de Loguillo


C’est l’édifice le plus ancien de la commune.
La Chapelle de Loguillo ou de Notre Dame de Grâce est dédiée à Saint Quijau. Elle a été fondée par les Seigneurs DE KERGUIZIAU, puis reconstruite par la famille DU CHATEL au 16ème siècle.

 


Autrefois, elle dépendait du manoir de Keranoues puis du manoir de Kerampir.
Les époux EXLMANS sont enterrés dans la Chapelle qui faisait partie du domaine de Kerampir à l’époque.


Anecdote : en 1843, la chapelle appartenait à Achille LE FOURDREY, pasteur protestant, par provocation au prêtre catholique de la paroisse de la commune, il y instaura un pressoir à cidre.

 


 

Les moulins le long de la Penfeld

Les Moulins, le long de la Penfeld

La commune possède un certains nombre de moulins à eau, qui forment les limites communales à l’est et à l’ouest.


La Penfeld prend sa source à Gouesnou, à la limite de Guipavas près de l’aéroport. Sa longueur est d’environ de 15 Km. Ses affluents sur la rive droite sont : le Cosquer, la rivière de Guillermit, de Poulrinou, de Bréach, Bellec, le Tridour et l’Allégouët (Ce dernier se jette dans l’estuaire). Sur la rive gauche, ses affluents sont la rivière de Kerizac et le Spernot.

 

Moulins sur la commune de Bohars :
  • Le Ruffa – arrêté en 1930
  • Toullic Ar Ran – arrêté en 1951
  • Ponchou – arrêté en 1952
  • Le Beuzit (A.M.O.) – en activité
  • Neuf (Francès) – en activité

 

 
  • du Lannoc – arrêté comme moulin en 1912, converti en scierie, elle-même arrêté en 1954.
  • Talarn – arrêté en 1990
  • Traon Lez, sur un affluent rive droite
  • Petit moulin, sur un affluent Rivière de Guilers
  • Keramezec, sur un affluent Rivière de Poulrinou

 

Les autres moulins :

  • Tridour-Vras, de Kerguillo, Moulin Brulé, Moulin Gorrez, Moulin Mer, sur affluents de la commune de Guillers
  • Poul Lambezellec, sur un affluent le Spernot
  • Tromeur, Kerléguer, à L’huile (à Penfeld) sur Brest

 

Les moulins fabriquaient de la farine, travaillaient les céréales à façon (blé, sarrasin et seigle) seul le moulin à huile à Penfeld-Brest fabriquait de l’huile de lin, ceci avant 1900. Les moulins furent transformés à cylindres après 1900, avant ce changement ils étaient équipés de meubles de silex.

 


 

La Motte Féodale

La motte féodale

Le retranchement de Bohars ar c’hoat, à 500 mètres du bourg, s’élève à l’extrémité du grand taillis de Bohars ar c’hoat, vestige d’un bois qui rejoignait sans doute jadis les bois du Traonmeur, à quelques centaines de mètres de distance.


C’est un ouvrage octogonal, dont les saillants se sont éboulés formant des sortes de quarts de cônes. II a 32 à 33 m de diamètre inscrit jusqu’aux crêtes d’escarpe, et un commandement de 6m50 à 7 m sur le fond des fossés, et de 3m50 à 4m sur les terrains avoisinants. Les fossés ont une profondeur de 3 m ; leur largeur est de 4 m au fond et de 6m 70 à la crête de la contrescarpe.


La position militaire est parfaitement choisie : les vues sur les revers du côté de Brest sont étendues, et, cependant le poste est dérobé aux regards, et se confond avec les reliefs environnants. Il domine un ruisseau assez important, qui coule à ses pieds, et dont les eaux remplissent les fossés de ses ouvrages avancés. Ce ruisseau est coupé par une chaussée, et quelques travaux insignifiants suffisaient et suffiraient encore pour inonder en peu d’heures toute la vallée supérieure.


A l’extérieur du poste, un espace de plus d’un hectare, bordant le ruisseau, défendu par des fossés de 5 m de largeur, en partie comblés, et des parapets de 2m50 de hauteur, servait sans doute de parc à bestiaux. Il est traversé par un chemin creux de 70 m de longueur, excavé dans le terrain naturel, parfaitement dissimulé, et qui devait l’être encore davantage autrefois par la verdure des bois formant voûte au-dessus de ses berges.


A l’intérieur, il existe des traces de murailles dans la partie voisine du chemin couvert dont on vient de parler. On y pratiqua des fouilles du temps où M. de la Jonchère était maire de Bohars, et l’on y trouva divers objets en cuivre, sur lesquels je n’ai pu avoir de renseignements, et un plat (lui est actuellement au presbytère de Bohars).


Ce plat, de forme rectangulaire terminée par deux parties circulaires de 0m32 – 0m22, est en cuivre jaune recouvert d’étain, à fond creux et larges rebords. Les rebords sont terminés par une petite moulure ; le fond est décoré de canaux dont les côtes viennent se perdre au milieu du plat. Il est difficile d’assigner une époque à cet objet.


Disons, pour terminer, que le chemin creux est désigné au cadastre sous le nom de An Doufez, que l’ouvrage avancé porte celui de Dorguennic, et le champ voisin celui de Parc Ar Moguer. La prairie en amont s’appelle ar clos.


Enfin, à quelques centaines de mètres de distance, sur la rive opposée du ruisseau, dans un champ situé derrière la gare de Bohars et appartenant à M. Castrec, maire de cette commune, on a. trouvé six coins en bronze et l’on voit à fleur de terre des débris de poteries noires et rouges et des fragments de charbons. On trouve encore des débris analogues un peu plus haut, dans un champ qui appartient au même propriétaire et qui borde la route de Bohars, à côté de sa maison.

 

 

 

Randonnée "Au fil de la Penfeld"